LE DOGME


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2007-2008. Image 3d format 80 cm x 120 cm format.

LeDogme_AtLeCube
Le Dogme à mon exposition personnelle au Cube.

Sculptures du Dogme. Titane. 3cmx3cm. 2012

Sculptures du Dogme. Titane. 3cmx3cm. 2012
  

Le titre de cette série se veut un hommage à Lars Von Trier et au dogme qu’il a créé dans le cinéma en 1995.

Cette série comprend deux parties :

1) sept images grand format (80 cm x 120 cm)

Dans le but de m’éloigner de l’esthétique réaliste des projets commerciaux auxquels j’ai participé (effets spéciaux), j’ai décidé de m’imposer pour cette série différentes règles très contraignantes, en espérant qu’elles me conduisent vers des zones visuelles inexplorées.
Un dogme de contraintes afin, dans cette liberté épurée, d’élargir le champ émotionnel du spectateur.

 

Le dogme est le suivant :
– utiliser une seule source de lumière.
– utiliser une forme primitive (en 3d on appelle forme primitive une sphère, un cube, un cylindre, un cône) colorée. Dans mes images un cube rouge.
– tous les objets doivent avoir comme matériau un Lambert gris (le lambert est un matériau relativement vieux à l’échelle de l’histoire de la 3d, une sorte d’ancêtre peu utilisé de nos jours, trop simpliste et peu réaliste. Il reste utilisé pour des rendus graphiques d’objets mats).
ne pas utiliser de maps (les maps sont des images que l’on projette sur les objets pour les rendre plus réalistes ou créer l’illusion de détails non présents dans l’objet 3d). Il est interdit d’utiliser des images : tous les détails doivent être modélisés.

 

La première étape de cette partie du projet s’apparente au travail d’un sculpteur virtuel. Chaque détail est sculpté en volume, en 3d. Il s’agit d’un travail de très longue haleine : plusieurs semaines pour une seule image. Un dogme de contraintes afin, dans cette liberté épurée, d’élargir le champ émotionnel du spectateur.

Une fois la scène modélisée, mon attention se porte particulièrement sur la composition, la direction de la lumière, l’ambiance qui se dégage.

Je veux une image « forte ». Qu’elle provoque une émotion directe. Je recommence autant de fois que nécessaire, je change la composition, ajoute ou enlève des objets, jusqu’à obtenir pleine satisfaction.

Un des intérêts techniques de la 3d pour la création de grands formats est que la scène 3d peut théoriquement être calculée dans la résolution que l’on veut. Cela peut évidemment devenir compliqué dans le cas de très hautes résolutions (temps de calcul très longs, mémoires de l’ordinateur saturées), bien que possible. Mes images ont toutes une résolution de 300dpi, avec un piqué exceptionnel pour une image de cette taille. La résolution finale (210 Millions de pixels) est plus de dix fois supérieure à la résolution des meilleurs reflex numériques actuels.

 

2) sept sculptures

Une des frustrations pour un graphiste 3d est de sculpter virtuellement des objets en volume qui restent prisonniers d’un espace 2d (un écran, une impression).

De nouvelles techniques industrielles permettent aujourd’hui de changer cet état de fait : les imprimantes 3D.

Je veux utiliser la matière la plus précise possible : le titane.

Je souhaite créer, pour chacun des tirages, une sculpture représentant une partie de l’image.
Ces sculptures concrétisent le virtuel en le créant en volume. Elles permettent aussi aux spectateurs de voir en volume des objets et des personnages, de les découvrir sous un autre point de vue, d’en voir les parties cachées.

Un jeu s’installe entre les images et les sculptures. Version 2d et 3d d’une même scène.

Les deux supports, tirage et sculpture, ont chacun leurs avantages. Les images permettent de créer une mise en scène, de faire des choix d’éclairage, de cadrage. La sculpture permet de créer l’émotion d’un objet concret, physique.

 

Toute une vie

Je ne veux pas seulement faire une image esthétique mais aussi développer une narration au sein de chaque image et donc de chaque sculpture. Je veux, notamment grâce à certains petits détails, que chacun puisse se projeter et imaginer sa propre histoire.

Cette narration se poursuit aussi de scène en scène. La série se lit dans un ordre défini et un fil existe, qui relie toutes ces images. Le titre propose un aiguillage mais reste suffisamment général et vague pour ne pas être limitatif.
 
 
Expositions :
Show Off Art Fair (Paris, France) 2013
« Nostalgie du réel » Solo Show at Le CUBE, (Grand Paris, France) 2013
 
Ils en parlent :
i.materialise
Acidolatte
Cgunit
Minimal Exposition
The Big Supernova
I Heart Gum
ponyXpress
Kanye West
Marc Ecko



Art, Image, Sculpture, 2008